lundi 18 juin 2018

Ma technique pour "Le Saïmiri et le Coq Roche" par Alex-Imé

Ok, let's go pour l'explication de réalisation de la BD "Le Saïmiri et le Coq Roche" !

Il peut être de bon ton de faire un petit retour dans le temps, et si ça ne vous intéresse pas, rien ne vous empêchera de faire un saut dans le texte.

En 2015 et 2016 j'ai été embauchée pour animer un atelier de dessin et de bande dessinée à l'année avec un groupe de jeunes enfants. Au même moment, je découvrais le travail et les inspirations d'une pote qui travaillaient beaucoup avec des motifs répétitifs et stylisés dans leurs dessins.
Ca m'a rappelé un exercice que j'avais fait au collège en cours d'Arts Plastiques où on devait faire le contour de nos mains sur des feuilles puis remplir chaque phalange avec un motif répétitif, différent pour chaque zone, tout ça au feutre noir fin.
Même en y connaissant rien en dessin, on pouvait facilement avoir un résultat assez chouette et stylé pour le peu qu'on accepte le côté répétitif et long. J'y ai vu une occasion de proposer une nouvelle activité aux enfants (pour ceux qui se poseraient la question : ça a marché sur eux environs 15 minutes, et après on a fait des masques.  Oui, ils étaient un peu dissipés les petits loups...).
J'ai donc cherché des motifs avec eux, et commencé à faire de petits dessins chez moi pour leur montrer ce que ça pouvait donner (notamment LE motif dont tout le monde me parle depuis en le trouvant trop stylé, que mes élèves appelé "les amandes" et que moi j'appelais de façon beaucoup moins glamour : "les huitres", qui est en réalité le truc le plus con du monde à faire, et qu'on m'avait appris quand j'étais en maternelle (et c'est même pas une blague).



Et je me suis finalement prise au jeux, moi qui avait toujours pété les plombs si je devais passer plus d'une journée sur un dessin, en me rendant compte que ça faisait un bon Art Therapie (dans la même idée que les mandalas à colorier). Je faisais ça sans réfléchir, en laissant mon esprit vagabonder, et surtout, en acceptant qu'il était physiquement impossible que je torche le remplissage d'une feuille A4 en 10 minutes. Et ça peut paraître (ou être) totalement inintéressant ce que je raconte, mais ça a littéralement changé ma manière d'appréhender le dessin et le temps que j'y passe. Une acceptation sur le côté "OK, ça va être long" c'est installé, et ça a été très salvateur.

Dans la suite logique (ou pas) de tout ça, j'ai commencé à dessiner "Into the Woods", mais je ne vais pas remettre ça sur le tapis, j'avais assez expliqué le pourquoi du comment de ce projet quand je l'ai arrêté.

J'avais envie d'exploiter cette technique sur d'autres projets, mais je n'arrivais pas à sortir du truc "improvisation totale", ce qui est assez compliqué pour faire une bande dessinée carrée, avec tous les codes, la narration, la précision (et tous les trucs relous en général qu'il faut gérer et appliquer pour faire une planche de bd. Comme un enfant a dit un jour dans un atelier d'initiation, alors qu'il en avait assez de travailler : "c'est vraiment un métier de con !"...bien qu'il ait été fort grossier, il n'avait sans doute pas entièrement tort.)
J'ai donc commencé à défaut de faire des planches, à faire masse de dessins dans ce genre là dès que j'avais une contrariété ou que j'étais en bad (moui, c'était pas un moment de ma vie très marrant).


C'est une période où je me cherchais beaucoup justement sur les techniques d'encrage (et c'est là, petit lecteur que ça devrait peut-être commencer à t'intéresser !); enfin, pour être plus honnête, c'est une période où je commençais, après des années de tests et d'errance à trouver une technique qui me convenait !
J'ai essayé le crayon de bois à gommer, la table lumineuse, le crayonné orange, le crayonné de toutes les couleurs, le crayonné sur photoshop; pleins de sortes de papier différentes, pleins de matériaux différents pour l'encrage en lui même : feutre, plume, crayon de couleur, critérium, tablette graphique,...bref, la révélation a été longue a arrivée.
J'ai commencé à vraiment trouver MA technique, celle qui me convenait lors d'un boulot de commande où j'avais douze pages à faire avec un encrage "classique" au feutre, puis en dessinant un livre pour enfant, Babochka (les images définitives sont visibles ici), où là j'ai vraiment testé et vérifié ma technique "critérium + motifs" que j'ai utilisé pour le projet "Saïmiri et Coq Roche".


Pour conclure l'histoire de ce projet et pour rendre à César ce qui appartient à César,
le projet c'est créé en Juillet 2016 alors que je vivais en Guyane et que je devais animer un atelier bande dessinée avec un groupe d'enfant à Macouria.

Au départ il était prévu que les enfants cherchent et adaptent un conte guyanais. Pour d'obscures raisons (sans doute parce qu'eux et moi nous y sommes pris comme des branques) on ne trouvait rien made in Guyane (ou rien qui corresponde à leur tranche d'âge en tout cas.)
On a donc fini par décider qu'on aller inventer notre propre conte amazonien et y mettre des personnages qu'on voulait vraiment dessiner (habituellement je limite le choix à deux personnages quand je fais un atelier BD, mais comme je suis faible j'ai cédé au bout d'environ 45 secondes devant les enfants qui refusait de choisir qui jarter entre le singe, l'oiseau et le kaiman).



Chaque enfant (et moi-même) devions apprendre à dessiner nos personnages.
Parce que comme je dis toujours à mes élèves : même en étant bon dessinateur, c'est normal de se documenter si on ne veut pas faire n'importe quoi.
Donc on prend une série de photos de chaque animal, qu'on dessine pour essayer de comprendre son anatomie et sa manière de se mouvoir, avant de commencer à faire des character design un peu plus stylisé.

On avait donc :
 un saïmiri

 un coq roche
 et un caiman noir made in Cayenne ("La Guyane, personne ne vous croira.")
Nous avions écrit les grandes lignes de l'histoire avec les enfants, et plus ou moins détaillé le storyboard à l'écrit (plutôt moins que plus).
Plus ça va, plus je constate que j'ai beaucoup de mal à écrire un scénario à l'écrit, comme ça, même pour d'autres personnes. J'ai toujours besoin d'avoir ma base de dessin.
J'ai donc entièrement storyboardé cette histoire, pour ensuite tout retranscrire par écrit en décrivant les dessins que je venais de faire case par case (les enfants ne devaient pas voir mon storyboard pour ne pas être trop influencé).
J'avais ensuite dessiné et imprimé les cases de chaque page pour que chaque enfant ai déjà ses cases prêtes et jolies, et n'ai plus qu'à dessiner dedans. (oui, c'était un GROS boulot ^^")

* Comme je n'ai que la version déjà retravaillé des storyboard, je vous en ai refait un exprès, dans mes conditions réelles de travail :


Voooiiiilà.
Donc tout ça, ça mesure exactement 15x10 cm.
* Là je le sais parce que j'ai mesuré, mais je ne fais pas attention à ça quand je les dessine.
Généralement je prend une feuille A4, et dessine plus ou moins à ce format, il n'y a pas de raison précise; je ne suis pas à l'aise à dessiner en grand, le a4 me permet de faire pleins d’annotations à côté ou parfois de rajouter des cases ou des morceaux de cases comme vous pouvez le voir.
Je les dessine généralement au critérium, parce que contrairement au feutre, que j'utilisais avant, ça me permet d'esquisser des traits si je ne suis pas sûre de moi avant de revenir dessus en marquant d'avantage le trait. Et le critérium permet de faire des traits plus ou moins fins ce qui peut aussi être pratique.
J'ai tendance aussi spontanément à gribouiller les bulles avec un crayon de couleur orange pour bien les voir au premier coup d'oeil.
C'est vraiment fait rapidement, d'une façon très lâchée (même si parfois je réfléchis 10 minutes avant de faire le dessin, pour penser à quel cadrage et quelle attitude je vais faire, comme, etc...)









***
A partir de ça, j'avais écrit le storyboard pour mes élèves. Leurs planches sont visibles ici.
J'ai repris ce storyboard en 2017, alors que je venais de déménager et que je cherchais de quoi m'occuper et me changer les idées. Comme le SB était déjà fait et que l'expérience du livre illustré "Babochka" m'avait permis de voir que je pouvais être relativement efficace à encrer un crayonné, et que c'était plaisant, j'ai sauté sur l'occasion.
Ce projet n'avait donc aucune prétention particulière à part de servir d’exutoire et de truc à faire juste pour moi et juste pour le fun. Un peu comme Into the Woods.
***

Ensuite je les retouche un peu si besoin (si il y a des cases qui dépassent par exemple, comme sur l'exemple du dessus); je revois aussi quasiment toutes les cases sur Photoshop avec l'outil "transformation" (Ctrl+T) pour gérer les tailles des cases.

Un petit Step by step pour vous montrer les étapes ensuite :

Je place la page dans un "format type" que j'ai créé, avec des repères, pour laisser les marges, et pour que toutes les pages aient les même dimensions.

Je sélectionne toute l'image pour faire une transformation manuelle (Ctrl+T) et réaligner grossièrement les strips.

Sur un nouveau calque, avec un gros pinceau et en appuyant sur la touche Maj pour que le trait soit droit je trace les marges (ah bah oui, moi j'explique TOUTES les étapes !)
Avec "teinte et saturation" (Ctrl + U), je passe ce calque en blanc, puis avec "option de fusion" et "contour", je fais de belles marges et de belles gouttière toute mignonne, toute propre.

Là dessus j'envoie un grand coup de Niveaux (Ctrl+L) pour cleaner tout ça et avoir un trait bien visible.

Et enfin, avec "teinte et saturation" (Ctrl+T) et en cochant l'option "redéfinir", je teinte le trait d'une couleur vive.
(Le but étant d'imprimer cette image sur du papier pour l'encrer directement, et ensuite de virer le bleu. J'expliquerai mieux juste après)
Pour ce projet j'avais pris du bleu, mais après avoir fait plusieurs tests, je préfère désormais le orange ou le rose pâle, car le bleu s'est parfois imprimé de façon beaucoup trop sombre ou trop présente selon la teinte que je lui donnais (pas évidente à trouver selon les écrans), et selon les imprimantes.
Le bleu se confond parfois avec le gris pour des encrages critériums, ce qui arrive moins facilement avec du rose pâle.

* attention, je me dois de vous mettre en garde à ce stade, même si j'ai peur de ne pas être très claire :
j'ai eu un soucis il y a peu sur un autre projet, en voulant faire ma radine et imprimer en "brouillon rapide" pour économiser de l'encre.
Sur le papier tout était cool, mais au moment de le scanner et de retirer la couleur, l'ordinateur ne l'a pas vu de cette avis et m'a laissé une trame grise dégueulasse sur les zones originellement en couleur.
Parce que quand vous faites une impression en "brouillon rapide", l'imprimante crée une trame avec de minuscule pois gris pour combler les vides de couleur et donner l'impression à l’œil que tout est rempli.
...enfin bref, n'imprimer pas en "brouillon rapide", c'est tout ce qu'il faut retenir.



J'imprime donc mon trait bleu, qui fera office de crayonné.
...vous l'avez vu, la technique secrète de Ninja pour zapper complètement l'étape du crayonné ?

Alors justement, comme je disais plus tôt, j'ai mis 3000 ans avant de trouver la technique d'encrage qui me correspondait, celle où je me sentais à l'aise, où je n'étais pas complètement crispée et où je n'avais pas un trait raide comme un balai au final.
Je pense qu'à peu près tout le monde sera d'accord : plus vous refaire un dessin, plus la dynamique du premier jet risque de disparaître (même Glen Keane, animateur chez Disney le disait en montrant des croquis qu'il avait fait pour "La Belle et la Bête"), et si vous mettez le dessin en couleur, ça va fatalement le figer encore un peu plus. DONC autant essayer de garder le plus de pep's possible.
Sauter une étape, c'est la solution que j'ai trouvé, mais pour en avoir parlé avec d'autres auteurs, je sais qu'elle ne convient pas à tout le monde.
Moi j'aime réinventer mon dessin au moment de l'encrage, et si le crayonné est trop propre, j'ai tendance à décalquer bêtement ce qui existe déjà et le résultat a assez peu d'intérêt, aussi bien esthétiquement, que pour le plaisir que j'ai pris à le faire.

Pour le reste, ce trait reste très improvisé, je ne saurais pas vous dire si je fais d'abord les contours puis les motifs en remplissage...par contre je dessine case par case. Quand une case est faite, je ne reviens pas dessus, sauf si je vois qu'il y a vraiment un truc qui cloche après coup.
Je prend beaucoup de décision en allant, au feeling, et généralement je ne sais pas trop à quoi chaque image va ressembler au final (même si j'ai à peu près la construction de base, dont je m'éloigne parfois beaucoup, mais toujours sans vraiment m'en rendre compte) 
...pff...j'ai l'impression de décrire une transe chamanique, là...

Pour cette bande dessinée, j'ai imprimé mes bleus sur un papier machine de base format A4 (mais vraiment de base !...c'est bien, je coûte pas cher.)

*NB : J'insiste, je n'aime pas vraiment travailler en grand, c'est donc par choix, et ce n'est surtout pas LA bonne manière de faire ou quoi que ce soit.
Sur le projet que je dessine actuellement, je travaille sur un format un peu bâtard proche du A3. Je "coupe" ma page storyboardée en deux sur photoshop, au niveau d'un strip (ce qui fait donc des formats légèrement différent selon les pages), que j'imprime sur deux feuilles A4 (ce qui donne l'impression que je bosse sur un format à l'italienne un peu stylet...alors que paaas du tout, c'est de la bd on-ne-peut-plus classique, franco-belge à papa !).

Pourquoi deux A4 et pas un A3 me demanderez-vous.
Pour plusieurs raisons : 
- Je me suis habituée depuis deux ans à travailler dans des conditions plus ou moins roots et plus ou moins nomade, le A4 me permet donc de ranger tranquilou-bilou mes pages dans un bête classeur à feuilles transparentes qui coûte pas cher, qui se transporte super facilement, et qui protège bien.
-Si j'ai besoin d'imprimer un crayonné pour bosser à l'arrache ou dans un lieu imprévu, je peux demander à n'importe qui possédant une imprimante si je peux imprimer mon bleu clair sur un papier basique à l'arrache, ce que je ne pourrais pas faire si je travaillais sur format A3.
- Dernière raison, moins liée à ce côté "je ne sais pas où je travaillerai demain", je suis plus à l'aise physiquement en travaillant sur un petit format; je vois mieux ma feuille, je n'ai pas à me pencher comme une dingue pour atteindre le haut de ma page, je m'étale moins en travaillant (oui parce que j'ai une faculté assez incroyable à m'étaler, même quand j'ai juste une gomme et un crayon sur moi, alors si en plus j'ai du matos qui prend de la place d'emblée, on ne s'en sort plus), et enfin (et c'est grave la loose), je corne mes feuilles si elles sont trop grandes, en m'appuyant dessus comme un veau.
Tadaaa.


une fois que le dessin est scanné, je le cleane un peu avec les Niveaux (Ctrl+L).
C'est une étape un peu délicate sur un encrage au critérium, car le trait gris n'a pas une valeur homogène. Il faut donc prendre garde à ne pas trop noircir et donc rendre gras les traits les plus sombres, et à ne pas trop effacer les traits les plus pâles et les plus subtil...
et en même temps redonner la couleur blanche à l'arrière plan...

Je vous conseille donc si vous utilisez cette technique de créer des calques de Niveaux et non de les appliquer directement à vos dessins.
(Calques > Nouveau Calque de Réglage > Niveaux)
Parfois, je superpose 5 à 6 calques de réglages pour trouver la nuance que je veux.
Dans ce cas je place tout dans un dossier, que je duplique ensuite sur chaque image dont les valeurs sont similaires et qui ont été scannées avec le même scanner (les réglages doivent souvent être refait si vous changer de scanner car ils n'éclairent pas de la même manière).

Dans tous les cas, prenez votre temps pour les réglages de votre première image, c'est délicat et ça peut être long, mais ce sera du temps et de la qualité gagné sur la suite.


Comme pour le SB, je rajoute des marges que je passe en blanc, avec un effet contour par dessus, mais cette fois je fais les marges avec l'outil "rectangle de sélection".
Je fais une gouttière, que je duplique, pour être sûre d'avoir la même largeur sur toute la page, puis sur toutes les pages.
  avant après (!!)

Et voilà l'outil magique pour retirer facilement et proprement le trait coloré ! (Thug Life, quoi !)
Image > Réglages > Noir et blanc. (* utilisable en calque de réglage aussi)
Et là on cafouille sur la ligne de la (/des) couleurs qu'on veut supprimer.
Faites bien attention car cette option passe toute l'image en noir et blanc, quoi qu'il en soit. C'est à dire que vous pouvez retirer une couleur, intensifier la présence d'une autre, mais le résultat sera en niveau de gris au final.
Donc si ce n'est pas le but, cet outil est à bannir.


Là dessus, je remet un petit coup de Niveau pour que ce soit bien clean et contrasté comme je veux.


Et voilààààà !

Personnellement je fais tous les réglages sur des calques, que je met dans un dossier, afin de ne plus avoir qu'à les dupliquer sur la page suivante (technique de Ninja numéro 2 !)

*


Pour la teinte que j'ai placée sur les pages, c'est très simple,
mes marges étaient sur des calques à part, je place donc un calque de la couleur de mon choix entre elles et le calque d'encrage finalisée (au dessus des calques de réglages aussi si vous ne les avez pas fusionné),
et je met ce calque en mode "produit" pour le rendre transparent.

*


En ce qui concerne les bulles, j'ai créé MA bulle, inspirée de Blacksad, avec ses bords arrondis, que j'ai enregistré en non-fusionné et que je peux ainsi ressortir à chaque occasion.
J'utilise Ctrl+T pour l'élargir ou le rétrécir selon la taille des bulles.


Je rend visible à nouveau l'image du scan avant-réglages pour voir où j'avais prévu de placer les bulles, et quelle taille elles font.
Je place les bulles que je met dans un dossier tout en haut de la liste des calques et je met l'option de fusion contour sur le dossier contenant les bulles (et pas sur les calques "bulles")


Cela me permet de tracer la tige des bulles -je fais une sélection au lasso, que je remplis en blanc-, sans avoir à cafouiller pour qu'il n'y ai pas de séparation entre la bulle et la tige.
Par contre, le contour de la bulle débordera sur les marges et les gouttières si celles-ci les chevauchent.
Lorsque je veux avoir un tige ouverte sur la gouttière, j'ajoute donc un calque qui me servira de cache, au dessus de tous les calques et les groupes, sur lequel j'applique du blanc pour cacher la frontière entre les bulles et les gouttières.


Quand c'est fait, je masque à nouveau le dessin d'origine, et je place les textes (la partie la plus relou !!) la taille du texte correspond de la grandeur de l'image, mais généralement j'utilise la police "anime
AC" que j'avais trouvé dans une sorte de pack utilisé par les graphistes qui reprennent les mangas en français (avec les polices de quand ça crie, les police de bases, les police quand il y a du bruit, etc...bien pratique !)



Et voilà...je pense que vous savez tout.

Désolée...infiniment...pour ces longs pavés de textes, parfois inutiles...je ne sais pas écrire autrement...

J'espère avoir répondu à toutes vos potentielles questions...
...si vous avez des questions, n'hésitez pas...

Je travaille désormais avec un critérium en mine 0,9 toujours, mais en 2B...et ça a changé ma vie ! (le trait apparaît plus noir, ça pousse donc moins à appuyer comme un bourrin, le tracé est plus fluide, plus souple...mieux quoi...Bref, les mines 2B, c'est la vie.) 

Merci au site Projets-BD de m'avoir poussé à faire cet article. Cétait long, mais c'était cool ! :)



Alex-Imé

samedi 16 juin 2018

Le Saïmiri et le Coq Roche

L'histoire complète "Le Saïmiri et le Coq Roche", adapté du conte écrit par mes élèves de Macouria (Guyane) en Juillet 2016, lors d'un atelier autour de la bande dessinée.

La version du conte dessinée par les enfants est visible ici.








Alex-Imé